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PREPARATIFS DU 23ème SOMMET AFRIQUE-FRANCE

 
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    C’est en février 2003, lors du 22ème Sommet, tenu à Paris, que le Mali a été désigné pour accueillir le 23ème Sommet Afrique-France. Ce Sommet qui regroupera une soixantaine de Chefs d’Etat et de Chefs de délégation, et près de trois mille personnes, se déroulera du 3 au 4 décembre 2005, au Palais des Congrès de Bamako.

    Comme les précédentes rencontres, le 23ème Sommet sera marqué par des débats informels centrés sur un thème principal. Le thème retenu cette année portera sur « La jeunesse africaine, sa vitalité, sa créativité, ses aspirations ».

    D’autres activités, dont le Forum des Jeunes, auront lieu en marge du Sommet. Le 14 juin 2005, s’est tenue à Paris, la Conférence ministérielle de suivi du Sommet Afrique-France. Au cours de cette conférence, la France a passé au Mali la présidence du Sommet.

    • Cadre institutionnel

    • Activités préparatoires

    • Le thème du Sommet

    LE CADRE INSTITUTIONNEL

    Deux mois seulement après le Sommet de Paris, le Président de la République, dans le souci d’assurer une bonne organisation du 23è Sommet, a pris le décret n. 03- 152/P-RM du 10 avril 2003 instituant auprès de lui, un organe dénommé Comité National d’Organisation du 23ème Sommet Afrique-France (CNOSAF).

    Le 10 juin 2003, par décret n. 03-230/P-RM, le Président de la République a nommé Mr Tiébilé Dramé ancien Ministre des Affaires Etrangères comme le Président du Comité National d’Organisation du 23ème Sommet .

    Le décret n. 03-270/P-RM du 7 juillet 2003 a fixé l’organisation et les modalités de fonctionnement du Comité.

    Pour lui apporter un appui dans son travail, le Premier Ministre a, par décret n. 04-033/PM-RM du 16 février 2004, mis à la disposition du CNOSAF, la Commission Nationale pour l’Organisation des Conférences et Visites au Mali. En novembre 2004, le CNOSAF, qui était placé auprès du Président de la République, a été transféré sous l’autorité du Premier Ministre.

    Pour l’essentiel, la structuration du CNOSAF a été gardée, avec quelques changements :

    -  Création d’un Secrétariat de la Conférence.

    Aux termes du décret n. 04-526, le CNOSAF comprend :

    -  un Comité d’Orientation ;

    -  un Président ;

    -  un Secrétariat de la Conférence ;

    -  des Commissions Thématiques.

    Pour ce qui est de l’organisation en France, M. Pierre Hugues, fonctionnaire au Ministère des Affaires Etrangères, a été nommé Secrétaire Général du Sommet pour la partie française.

    Dans l’accomplissement de sa mission M. Hugues, s’appuiera sur le Service de la logistique diplomatique du Ministère Français des Affaires Etrangères. Il a pris fonction en août 2004.

    Le Comité d’Orientation

    Le Comité d’Orientation est chargé de donner des avis et orientations en vue du bon déroulement du Sommet, de veiller à la prise en compte des aspects politiques et diplomatiques et d’assurer la cohérence entre les activités du CNOSAF et celles des administrations sectorielles.

    Il est présidé par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre, et se compose comme suit :

    • un représentant de la Présidence de la République ;

    • des représentants de Départements ministériels (au nombre de dix) ;

    • le Gouverneur et le Maire du District de Bamako ;

    • des personnes ressources choisies en raison de leur compétence ;

    • un représentant de l’Ambassade de France au Mali, convié aux réunions, en cas de besoin.

    Le Comité d’Orientation se réunit au moins une fois par mois. Ses membres ont été nommés par décret n. 05-035/PM-RM du 27 janvier 2005.

    Le Président du CNOSAF

    Le Président du CNOSAF dirige l’ensemble des activités du Comité.

    Il dispose de trois Assistants.

    Le Secrétariat de la Conférence.

    Le Secrétariat de la Conférence est chargé de l’élaboration et la mise en oeuvre du plan d’action relatif à l’organisation matérielle de la Conférence, la préparation des documents, la gestion des invitations, la gestion de l’espace conférence, les travaux de traduction et d’interprétation des documents, l’enregistrement et l’accréditation des participants.

    Les Commissions thématiques

    Elles sont au nombre de six :

    • la Commission Finances ;

    • la Commission Infrastructures et Logistiques ;

    • la Commission Protocole, Accueil et Hébergement ;

    • la Commission Média ;

    • la Commission Sécurité ;

    • la Commission Santé et Assainissement. Retour

    LES ACTIVITES PREPARATOIRES

    Dès son installation, le CNOSAF a élaboré un planning de l’ensemble des activités et actions à entreprendre pour la bonne organisation du Sommet, défini les stratégies à mettre en oeuvre pour y parvenir, et adopté un calendrier d’exécution des tâches.

    Le Comité a d’abord fait l’état des lieux, qui a porté sur les hôtels existant à Bamako, le Palais des Congrès, l’Aéroport de Bamako et le parc automobile de 1’Etat.

    Le Gouvernement français a apporté au Mali une contribution de 5.000.000 € soit 3.279.785.000 de FCFA. Ce montant servira pour le financement :

    • de la contribution aux travaux d’extension du Palais des Congrès.

    • des dépenses liées à l’événementiel.

    Pour la préparation matérielle du Sommet, le Comité a retenu des actions à réaliser. Elles concernent :

    L’hébergement

    Les différentes délégations (Chefs d’Etat, Ministres, délégués et journalistes) seront logées dans les différents hôtels de Bamako (au nombre de 86), et dont les capacités sont de 2982 lits pour 2508 chambres.

    Le Palais des Congrès

    Le projet de réhabilitation et d’extension du Palais des Congrès a été approuvé. Il comporte la réalisation d’un nouveau centre de conférences internationales et d’un pavillon polyvalent pour la presse nationale et internationale.

    Le 15 novembre 2004, le Président de la République a procédé à la pose de la première pierre des nouvelles infrastructures.Elles seront inaugurées dans le courant du mois de novembre 2005.

    Un accord conclu avec le Gouvernement chinois prévoit en outre la réhabilitation, avant le Sommet, des infrastructures existantes, pour ce faire des travaux intensifs sont en cours.

    L’Aéroport de Bamako

    Les travaux prévus concernent :

    -  l’agrandissement du parking avions ;

    -  la rénovation du salon présidentiel ;

    -  l’amélioration de l’éclairage ;

    -  la construction d’un mur de clôture de la zone réservée ;

    -  la rénovation des bâtiments et du parking auto de l’aérogare.

    La logistique, le Protocole, la Sécurité

    La logistique :

    Les besoins dans divers domaines ont été identifiés, ainsi il sera déployé plus de trois cents véhicules officiels auxquels s’ajouteront d’autres pour le transport des différents participants. Plus de cinq cents chauffeurs seront mobilisés. D’autres domaines comme les infrastructures routières, les télécommunications, sont pris en charge.

    Le dispositif sécuritaire :

    La Commission Sécurité du Comité a élaboré un plan visant à assurer la sécurité de la ville de Bamako et des participants au Sommet. Ce plan couvrira la sécurité aérienne, la protection rapprochée des personnalités, la sécurité des cortèges et des lieux stratégiques.

    Le dispositif qui sera constitué sera opérationnel deux semaines avant le sommet ;

    Le dispositif protocolaire :

    Pour un Sommet où est attendue une soixantaine de Chefs d’Etat ou de délégation et près de trois mille participants, il demeure incontestable que le Protocole reste un maillon essentiel pour la réussite de l’organisation et le bon déroulement de l’événement.

    Le dispositif prévu par le Comité nécessitera la mobilisation de 163 agents de protocole,

    Pour mieux préparer les agents qui seront retenus à accomplir leur mission, le Comité a prévu, en relation avec certains pays (France, Algérie,) un programme de formation et de perfectionnement. Il concernera les agents du protocole, les hôtesses.

    La communication :

    Un plan de communication a été élaboré, suivi du lancement d’un site Internet à l’adresse ; www.afriquefrance2005.org.

    Au niveau national, l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Mali (ORTM) reste étroitement liée à l’organisation du Sommet.Les moyens de la radio et de la télévision nationales seront pour ce faire renforcés par l’acquisition de nouveaux équipements.

    Plusieurs chaînes de télévision et de radios françaises et africaines ont été approchées par le CNOSAF.

    La santé et l’assainissement :

    Le Comité a retenu l’élaboration d’un plan d’assainissement de la ville de Bamako et d’un plan d’action médicale pour répondre aux besoins spécifiques des participants au Sommet.

    Elle a pour mission de veiller, entre autres, à ce que :

    • notre capitale soit assainie et rendue accueillante ;

    • une structure sanitaire de pointe soit disponible pour répondre aux urgences médicales ;

    • les premiers soins des délégations soient assurés dans les hôtels ;

    • les délégations puissent s’approvisionner facilement en médicaments au niveau des pharmacies.

    Le logo du Sommet :

    Un logo du Sommet a été adopté à la suite d’un concours organisé par le Comité. 107 artistes y ont pris part. Le logo retenu, représentant dans son symbolisme la France et l’Afrique, comporte :

    -  la lettre « F », très stylisée, qui représente la France ;

    -  un graphisme filiforme de l’Afrique ;

    -  la carte du Mali, très stylisée, pour marquer le pays d’accueil du Sommet. Retour


    LE THEME DU 23ème SOMMET AFRIQUE-FRANCE

    LA JEUNESSE AFRICAINE

    SA VITALITE, SA CREATIVITE, SES ASPIRATIONS.

    Ce thème sera décliné en sous thèmes, couvrant les divers aspects de la problématique jeunesse africaine et dont l’analyse devrait permettre de dégager des solutions adéquates.

    Ces sous thèmes seront introduits par des Chefs d’Etat et concerneront les aspects suivants :

    • La formation et l’emploi des Jeunes

    • L’insertion socio-politique et économique dans le processus de développement des Jeunes.

    • Vitalité et créativité de la jeunesse africaine.

    • Les phénomènes migratoires comme facteurs d’intégration.

    • La jeunesse africaine face aux grands enjeux sanitaires et environnementales.

    • Le Retour des compétences africaines en Afrique.

    Sommets

    Historique des sommets Afrique-France

    Sommets France - Du rorum "informel" qui devrait se tenir annuellement, le Sommet Afrique France se réunit désormais tous les deux ans en alternance en France et dans un pays d’Afrique.

    On observe une augmentation constante de la participation au cours de la première décennie avec un quasi-quadruplement (38 pays membres en 1983 contre 10 en 1973).

    Une telle progression résulte à la fois d’une grande constance dans la présence de l’ensemble des pays francophones du Continent africain et de la participation croissante de certains pays extérieurs à la sphère francophone.

    De 1982 à 1994, le nombre d’États invités s’est stabilisé autour de 35-37. Au Sommet de Ouagadougou, pour la première fois, l’ensemble des pays du Continent étaient invités. Seuls les États sous sanctions des Nations-Unies (Libye, Soudan) et la Somalie (sans État) étaient exclus de l’invitation.

    Ce même principe a été retenu pour le Sommet de Paris de 1998 et celui du XXIème, le Cameroun pays hôte ayant invité tous les États Africains à l’exception des Comores, sous sanction de l’OUA. Les Secrétaitres généraux des Nations Unies et de l’OUA/UA ont participé aux sommets de Paris et sont également invités à celui de Yaoundé.

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