La banque centrale du Congo et la banque congolaise :
délit d’initié
Exemple de mauvaise gouvernance
La banque congolaise était la propriété de l’Etat congolais. Dans le cadre de la restructuration des banques, l’Etat confiât à la banque centrale du Congo le mandat de vendre ses actions au secteur privé.
A Bcc organisa la vente aux prives qui incluaient des libanais et des katangais y compris Jean-Claude Masangu et sa cousine qui deviennent des actionnaires privés congolais.
Le problème est que Masangu est gouverneur de la Bcc en charge de la supervision de la banque congolaise et à ce titre ne devrait pas être actionnaire dans une institution financière. En plus de la banque congolaise, Masangu est aussi actionnaire chez Katanga mining ltd et est même directeur dans cette entreprise.
la banque congolaise obtient plusieurs avances de la banque centrale que Masangu autorise en personne et sans contrôle. Ces avances constituent des transferts de fonds de la banque centrale à la banque congolaise qui est incapable de les rembourser. C’est cela l’exemple du délit d’initié et de mauvaise gouvernance dans un pays ou le Président de la République cherche à rétablir de l’ordre dans la gestion.
Sûr de ses soutiens katangais, Masangu a porté le problème de la subvention d’exploitation qu’il réclame du gouvernement sur la place publique. Ceci est sans doute une façon de camoufler le problème de la banque congolaise, et de faire la guerre au Premier ministre Muzito dans ses efforts pour rétablir de l’ordre.
Qui de Masangu ou de Muzito partira de la scène, c’est la question que tout le monde se pose étant donné que les deux sont visiblement aux abois, et ne peuvent pas travailler ensemble.
La mauvaise gouvernance au Congo Jean Claude Masangu au centre de la controverse
Jadis symbole de bonne gestion, la BCC est devenue le centre d’affaires privées au profit de ses dirigeants, actionnaires dans des entreprises minières et banques commerciales. Le délit d’initié est constate au niveau de la haute direction de la banque.
N gouverneur d’une banque centrale devrait quand même être au dessus de tout soupçon. Mais au congo, les conflits d’intérêts sont tellement gros. C’est une mafia financière.
Conflits d’intérêts qui compromettent l’autonomie et l’efficacité de la banque centrale du Congo. Le gouverneur de la Banque centrale, Jean-Claude Masangu Mulongo, est actionnaire et administrateur chez Katanga Mining Ltd., une compagnie minière dont George Forrest est le principal actionnaire individuel. Cette situation de conflit d’intérêts dans la haute finance congolaise compromet l’indépendance de la Banque Centrale du Congo qui est devenue juge et partie du fait de la double casquette de Jean-Claude Masangu qui est en même temps l’autorité monétaire et directeur dans une entreprise privée aux côtes d’un homme (Georges Forrest) dont l’ intégrité ne fait pas partie de sa réputation).
Masangu s’est distingué ces derniers temps par des deals suspects et par des magouilles financières qui n’honorent pas le gouvernement élu de Joseph Kabila.
D’abord en tant que Gouverneur de la Banque centrale, il ne devrait pas, en vertu de l’ article 34 des statuts de la Banque Centrale du Congo, être actionnaire et directeur dans une compagnie minière privée qui lui verse des dividendes et des jetons de présence pour sa participation aux réunions du conseil d’ administration.
Ensuite, le gouverneur de la BCC s’est illustré par une opération antérieure de liquidation d’une banque d’Etat (Banque Congolaise, ex-Union Congolaise de Banque) qui s’est traduite par la vente des actions de la banque aux libanais moyennant une rémunération pour le gouverneur en terme d’actions dans le capital de la même institution. Masangu est actionnaire dans la Banque congolaise a travers sa cousine katangaise qui joue le rôle de figurant.
enfin, le Gouverneur s’est aussi enrichi scandaleusement en s’appropriant la grande partie du portefeuille immobilier de l’ex- Nouvelle Banque de Kinshasa et de l’ex-Banque Congolaise du Commerce Extérieur.
La BCC accuse un déficit d’exploitation de 40 milliards de dollars, et demande que ce déficit soit couvert par l’Etat. Mais l’analyse des comptes de la BCC montre que le déficit est le résultat des transferts de fonds de la banque centrale vers la Banque congolaise, une banque commerciale dont Jean claude Masangu est actionnaire au travers des actions détenues par une cousine.
Cette situation soulève des questions sur la gestion de la BCC, gestion que le Premier Ministre trouve opaque et sans espoir. Tout le monde est d’accord avec le Premier Ministre que la banque centrale ne fait aucun effort pour de restructurer et pour améliorer des méthodes de travail.
La gestion est tellement opaque que le FMI exige la nomination d’un ’directeur général étranger pour surveiller l’utilisation de l’aide étrangère.
La méfiance a l’égard de la gestion de la BCC est donc totale. Pendant que tout ceci se passe, le Franc congolais descend aux enfers au vu et au su de tout le monde.
Alex Kembo