Il n’y aura pas d’accord entre le gouvernement congolais et le Fonds monétaire international au terme de la visite du directeur général de cette institution en RDC. Motif, les deux délégations ne sont pas parvenues à se mettre d’accord, notamment sur les contrats chinois.
Cependant, elles vont travailler ensemble sur un autre projet pouvant permettre à la RDC de parvenir dans un avenir proche à obtenir cet accord, qui devra conduire à l’allégement de la dette, rapporte radiookapi.net
Deux derniers obstacles à l’accord étaient en cours de résolutions : la finalisation des contrats chinois pour les rendre compatibles avec le poids de la dette, et le bouclage du plan de trésorerie conformément aux objectifs du cadre macroéconomique convenu en avril 2009.
Au fil des discussions, les négociations se sont achoppées sur les contrats chinois. Les propositions faites par la partie congolaise n’auraient pas rencontré la satisfaction du FMI, selon une source du gouvernement congolais.
En cause, les garanties sur plusieurs paramètres que les Congolais devraient présenter pour que le financement chinois ne soit pas un endettement.
Première garantie, sur les infrastructures, selon le principe de FMI, comment faire en sorte que les 300 millions de dollars déjà perçus par le gouvernement auprès des chinois ne soient pas un endettement supplémentaire ? Quel partenaire serait garant de ces investissements ? Deuxième garantie porte sur les investissements, notamment dans les secteurs miniers.
Avec la baisse des cours mondiaux des métaux, quelle quantité exacte de minerais les Chinois devront-ils sortir de la RDC ? D’où selon le FMI, il faut des études de faisabilité qui traitent techniquement ces questions, et le FMI aurait accepté d’apporter son expertise, convaincu par ailleurs que l’annulation de ces contrats chinois, comprenait des risques politiques, si les promesses de campagne électorale sur la réalisation de cinq chantiers n’étaient pas concrétisées, mais aussi des risques commerciaux, pour les entreprises chinoises qui pourront traduire le gouvernement congolais en justice.
C’est donc cette solution spéciale que devront travailler le gouvernement congolais et le FMI, pour marier les contrats chinois au programme avec le Fonds monétaire international.
Le projet devrait être soumis au conseil d’administration du FMI en juin. La conclusion du nouveau programme économique du gouvernement devra donc encore attendre.
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Economie : les contrats chinois bloquent l’accord RDC-FMI
Le Directeur général du FMI en séjour à Kinshasa a reconnu que des avancées significatives ont été accomplies dans les relations RDC-Fonds monétaire international. Mais le patron du FMI affirme en même temps que certains problèmes doivent être résolus avant qu’un accord soit conclu entre les deux parties, rapporte radiookapi.net
Parmi ces problèmes figurent les investissements étrangers avec en toile de fond les investissements chinois. Dominique Strauss-Khan a fait cette déclaration dimanche à la presse, après avoir eu des entretiens notamment avec le président de la République, le premier ministre et une délégation ministérielle dans laquelle se trouvait le Gguverneur de la Banque centrale du Congo.
Dominique Strauss-Khan explique : "Je pense que nous avons fait des pas en avant dans les relations avec la RDC et le Fonds. Il reste quelques problèmes à résoudre, c’est normal. Mais, J’ai une bonne confiance que nous pourrons trouver une solution dans les semaines qui viennent. Il n’y a pas de différends. les différends, c’est lorsque on a des positions contraires et que personne ne veut écouter l’autre.
Nous savons les uns les autres qu’il y a des problèmes techniques à résoudre que les choses se passent au mieux pour la RDC. Je pense que le premier ministre et le président sont d’accord avec moi qu’il faut trouver des solutions à ces problèmes. On ne les a pas encore trouvées. Il y a des aspects techniques qu’il faut travailler. Le programme avec le Fonds, l’allègement de la dette, les investissements étrangers.
Il y a différents sujets de différentes natures qui sont liés. Je suis attaché à ce qu’on résolve tout à la fois. On arrivera à la fois à développer les investissements étrangers notamment dans le domaine minier et en même temps qu’on arrive au point où l’allégement de la dette internationale de la RDC. Il se fera les deux.
Les contrats concernant le financement de la Chine fait partie de ces débats sur les investissement étrangers."
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