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Kamitatu dénonce le putsch -

 
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    L’idylle entre Jean-Pierre Bemba et Olivier Kamitatu a irrémédiablement viré à la haine que se vouent même leurs réciproques partisans à ce jour sur pied de guerre sans quartiers La guerre fait rage dans le Kwilu au Bandundu entre les partisans de l’ancien Secrétaire général du Mlc Olivier Kamitatu et ceux de Jean-Pierre Bemba, leader de ce parti ancien mouvement rebelle

    Kinshasa , 01.03.2006 | Politics

    Selon toute vraisemblance, le projet de décret présidentiel nommant un nouveau président de l’Assemblée nationale est déjà fin prêt sur le bureau du Chef de l’Etat et n’attendrait que la fin de la visite de Mohammed VI pour être signé et publié.

    Le nominé n’est autre que Thomas Luhaka, jusqu’ici secrétaire exécutif du Mlc. On attendait hiérarchiquement François Mwamba mais celui-ci aurait préféré garder le très stratégique ministère du Budget.

    Le protocole d’Etat aurait déjà vidé l’ex-MLC Olivier Kamitatu Etsu. L’absence du président - encore en fonction de l’Assemblée nationale à la cérémonie d’accueil du Roi du Maroc a été très remarquée au lendemain de l’arrêt de la Cour suprême de justice invalidant les mandats des parlementaires et membres des bureaux des Chambres législatives qui auraient quitté les composantes et entités issues des accords de Sun City, de qui ils avaient reçu mandat.

    Libéré du Mlc, Olivier Kamitatu pourrait être tenté de rendre des coups.

    ç’en est fini de la fausse idylle au Mlc. Désormais, chacun, libéré de toute entrave, est sur le pied de guerre, prêt à faire entendre les armes. Olivier Kamitatu Etsu, le jeune doré et brillant ex-secrétaire général du Mlc, les loups n’en auront donc fait qu’une bouchée.

    Fatal

    Ces loups se recrutent partout. D’abord essentiellement dans le camp des anciens ministres et Pdgs évincés en décembre - janvier dernier dans la tourmente de la Commission parlementaire Bakandeja aux multiples inconnues.

    Ils n’ont jamais pardonné d’avoir été lâchés par le Parlement et ont même soupçonné Olivier Kamitatu d’avoir mené un combat personnel.

    Comme parmi ses anciens camarades du Mlc las d’attendre longtemps avant de voir poindre leur heure. Désormais, ils crient victoire.

    Le « Chairmarn  » Jean-Pierre Bemba Gombo lui-même était parmi les plus grands adversaires du président de l’Assemblée nationale, sur papier, deuxième personnage de l’Etat.

    Il devait frapper fort afin, comme à son habitude, faire régner la terreur dans les rangs. En donnant le coup de grâce à son ex-ami.

    Qui peut le plus peut le moins.

    A l’espace présidentiel, le président de l’Assemblée nationale n’avait non plus aucune cote.

    En adressant sa requête en interprétation à la Cour Suprême de Justice, le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a fait l’unanimité dans ses rangs.

    Les rangs des Composantes et Entités - on oublie que la République de la transition est un régime de Composantes et Entités - commençaient trop vite à se parsemer. Les petites rebellions commençaient trop à se faire entendre.

    Il fallait faire régner l’ordre Olivier Kamitatu Etsu avait eu le tort d’avoir trop écouté les chants d’une nouvelle cour trop vite constituée. Eux lui faisaient entendre qu’il était le meilleur de tous ; que son heure avait sonné ; que l’étoile de l’ami, le tout puissant « Chairman », avait pâli ; qu’il avait trop longtemps joué les petits rôles ; et qu’il fallait enfin sortir du bois...

    La politique est impardonnable. Face aux hésitations, elle est sans pitié.

    Thomas Luhaka en lice

    Après avoir longtemps slalomé avec Pierre Pay-Pay wa Syakassighe et la CODECO, la Coalition des Démocrates Congolais ce qui a été sans doute fatal, il a fini par embrasser, au grand dam de la CODECO, le frère ennemi juré du leader de la CODECO, Mbusa Nyamwisi avant de lancer un projet de parti politique, ARC, Alliance pour la renaissance du congo, dont il faut encore attendre l’image qu’elle donnera lorsqu’elle sera portée sur les fonts baptismaux.

    Pour l’instant les trains sont en gare et le départ est en voie d’être donné.

    Selon toutes les confidences, le projet de décret présidentiel nommant un nouveau président de l’Assemblée est déjà fin prêt sur le bureau du Chef de l’Etat et n’attendrait que la fin de la visite du roi du Maroc pour être signé et publié.

    Le nominé n’est autre que Thomas Luhaka, ex-RCD-Goma, ex-RCD-KisML, à ce jour secrétaire exécutif du Mlc.

    On attendait hiérarchiquement François Mwamba mais celui-ci n’aurait voulu passer à quelqu’un d’autre le très stratégique ministère du Budget.

    Sur le tarmac de l’aéroport international de N’Djili, c’est Philomène Omatuku, 1ère Vice-présidente de l’Assemblée nationale en compagnie de Mgr Marini Bodho, président du Sénat, qui ont accompagné le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange venu accueillir le roi du Maroc Mohammed VI.

    Incidents à Masi

    L’absence dans le comité d’accueil du président de l’Assemblée nationale, l’ex-MLC Olivier Kamitatu Etsu, a été très remarquée par les observateurs au lendemain de l’arrêt de la Cour suprême de Justice invalidant les mandats des parlementaires et membres des bureaux des Chambres législatives qui auraient quitté les composantes et entités issues des accords de Sun City, de qui ils avaient reçu mandat.

    Libéré du Mlc, Olivier Kamitatu pourrait être tenté de rendre des coups.

    Pour l’instant, c’est toujours JPBG qui mène les combats. A Masi-Manimba, dimanche 26 février, des voyageurs rapportent un incident annonciateur de qui va se vivre lors de la campagne.

    Le président du Mlc qui a repris et consolidé tous les proches du président de l’Assemblée nationale a chargé l’un d’eux pour faire un tour de salubrité publique de la future province du Kwilu afin de remettre sur pied les comités de base du Mlc. Mais l’homme aurait fait usage d’une jeep Toyota appartenant à Olivier Kamitatu Etsu. Celui-ci aurait donné ordre au commandant militaire de la place de saisir le véhicule déclaré volé.

    Mal lui en a pris. Grâce au réseau Vodacom désormais fonctionnel à Masi-Manimba, c’est le « Chairman » lui-même en personne qui a tonné depuis Kinshasa menaçant l’officier qu’il risquait de voir une flotte d’hélicoptères de combat survoler la cité s’il ne libérait pas illico presto le tout-terrain, propriété du Mlc. A la seconde, l’officier s’est exécuté en rendant sa liberté à la belle Toyota qui a poursuivi son chemin en direction de Kikwit en passant par Musanga et autres localités. Si Kamitatu et Bemba ont fait échec ensemble, entre les deux hommes, cela n’a jamais été le grand amour.

    Trop souvent, les relations entre les deux hommes ont évolué en dents de scie. Déjà à l’Institut catholique de Hautes Etudes commerciales, à Bruxelles, que d’incidents enregistrés ! Quand Olivier rédige la revue de bard « Zaïre Airlift » du fils du Patron des Patrons zaïrois, nouveaux problèmes. Nous sommes dans les années 90. Olivier doit abandonner et accepter l’entrée dans le corps des inspecteurs des Finances - à l’appel de son père Cléophas Kamitatu Massamba alors ministre des Finances de Mobutu.

    Entre les deux Sun City, Kamitatu Etsu est au bord d’une dépression nerveuse.

    A Bruxelles, deux semaines durant, il rompt avec J.P.B.G.

    Ils étaient trois, le trio L.K.B., tous des potes. Losembe, Kamitatu, Bemba. Tous nés avec une cuillère d’argent dans la bouche ou, comme les deux premiers, fils de ministres : Affaires étrangères - Mario Cardoso Losembe, Agriculture et Finances - Cléophas Kamitatu Massamba. Le dernier est le plus fortuné de tous car rejeton du richissime homme d’affaires du régime Mobutu, Jeannot Bemba Saolona, l’homme qui a taillé sa vie assis derrière le volant d’un camion... dans les plantations de l’Equateur. Si Losembe préfère garder sa « petite » Citi, Kamitatu voit son avenir chanceler, alors que le fils du bûcheron mène toujours.

    (FP)

    Kamitatu dénonce le putsch - 2/3/2006

    Le président de l’Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC) a qualifié de "coup de force" sa tentative d’éviction par un député du Mouvement de libération du Congo (MLC) et mis en garde contre une crise politique à quelques mois des élections.

    Olivier Kamitatu a dénoncé jeudi soir depuis don bureau de l’Assemblée un "acte excessivement grave d’atteinte à l’Etat de droit et à la liberté".

    Plus tôt dans la journée, le député du MLC Thomas Luhaka s’était présenté à l’Assemblée accompagné d’hommes en civil armés pour prendre possession du poste de président, s’appuyant sur un récent arrêt de la Cour suprême de justice.

    Dans cet arrêt, rendu le 24 février, la Cour indique que les postes parlementaires ont été attribués par quotas aux différentes composantes politiques de la transition congolaise et qu’un parlementaire ayant quitté sa composante "ne peut continuer à siéger ou à exercer ses fonctions".

    Cet arrêt vise près d’une centaine de parlementaires ayant quitté leur parti et notamment M. Kamitatu, qui a été exclu du MLC en décembre.

    M. Luhaka a tenté sans succès de pénétrer dans le bureau de M. Kamitatu, qui était fermé à clé en l’absence de celui-ci. "Nous sommes venus prendre possession du bureau (du président de l’Assemblée). Nous avons trouvé le bureau fermé et nous allons en référer aux autorités compétentes", a déclaré M. Luhaka à la presse avant de quitter l’Assemblée.

    M. Luhaka, qui se dit mandaté par son parti, a affirmé jeudi soir à l’AFP avoir écrit au procureur général de la République. "Nous lui avons demandé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour nous permettre de travailler. Nous n’avons pas pris de force le poste, il nous revient de droit comme l’a rappelé l’arrêt", a-t-il déclaré.

    Il a justifié la présence d’hommes armés à ses côtés pour assurer sa "propre sécurité".

    De son côté, M. Kamitatu dénonce "la précipitation avec laquelle le MLC réagit à la suite de cet arrêt" et affirme que l’Assemblée nationale "n’a été saisie à ce jour d’aucune requête en invalidation d’un quelconque député".

    "Je tiens donc à dénoncer et à condamner avec la plus ferme énergie ce genre de pratiques anti-démocratiques qui visent à ruiner la poursuite de la transition vers des élections libres, crédibles et transparentes", a-t-il ajouté.

    Plusieurs parlementaires ont dénoncé eux aussi un "coup de force", tandis que des diplomates jugeaient "inacceptable" l’attitude du MLC.

    Une application stricte de l’arrêt conduirait, selon les règlements intérieurs du Sénat et de l’Assemblée, à demander aux formations politiques de présenter de nouvelles listes de parlementaires pour remplacer les sortants. "Il n’appartient qu’à la plénière du Parlement, seul organe compétent, de valider ou d’invalider des mandats. Ce qui vient de se passer risque de créer une crise institutionnelle dont on n’a pas besoin à la veille des élections", a déclaré à l’AFP le député Omer Ntumba, ex-membre du MLC.

    Pour un diplomate à Kinshasa, "ces gesticulations sont vouées à l’échec et apparaissent sonner le chant du cygne du MLC, qui s’est délibérément placé en marge de la légalité".

    Mais pour un observateur des Nations unies, "s’il est évident que le MLC ne respecte pas les procédures de l’Assemblée, on ne peut pas l’accuser de ne pas avoir une base légale, ce que l’arrêt de la Cour, saisie par le chef de l’Etat, lui a donné".

    Jeudi soir, la présidence de la République n’avait fait aucun commentaire sur cette affaire.

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    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    > Kamitatu dénonce le putsch -, Par : Charly Dtz, 11 juillet 2006
    J’aime JPBG , mais l’acte qu’il a commis vis- à vis de son ancien collègue de combat et de classe n’est pas tout à fait justifiable , Olivier garde sa couleur de bon Dirigeant dans ce pays ce n’est pas pour rien qu’ on l’ a choisi pour prononcer le discour de clôture du Dialogue Inter Congolais Nous Jeunes , nous l’appuyons dans sa lutte jusqu’àla fin et nous souhaitons qu’àla longue si Son ancien ami prend le Poste du Président de la République qu’ils se reconcielient comme il le prône dans sa campagne électorale ( La réconciliation ) mette même Premier Ministre
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