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Conséquence de l’arrêt rendu par la Cour suprême de justice ; Assemblée nationale : T. Luhaka pour remplacer O. Kamitatu

 
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    (Le Potentiel 27/02/2006)

    Apparemment, les jeux semblent définitivement faits pour Olivier Kamitatu. Selon des informations qui ont circulé sous le manteau le week-end dernier dans les cercles huppés de Kinshasa, le Mlc n’aurait pas perdu son temps pour tirer les conséquences de l’arrêt rendu vendredi passé par la Cour suprême de justice à l’encontre du président de l’Assemblée nationale.

    L’ex-rébellion aurait jeté son dévolu sur Thomas Luhaka pour remplacer Olivier Kamitatu à la tête de la chambre basse du parlement.

    Tout va se jouer ce lundi. L’arrêt rendu le vendredi passé par la Cour suprême de justice pourrait produire ses premiers effets. Conformément à sa décision, la Haute Cour pourrait notifier à Olivier Kamitatu qu’il perdait son statut de député et par voie de conséquence, celui de président de l’Assemblée nationale.

    Le nom de son remplaçant a circulé le week-end. Il s’agirait bien de Thomas Luhaka, le président du groupe parlementaire du Mlc à la chambre basse du parlement. Toujours, selon nos sources, les autres parlementaires dits ‘’frondeurs’’ pourraient aussi préparer leurs valises, sinon leurs attachés-cases. A moins que leurs chefs veuillent procéder au cas par cas pour récupérer ceux qui peuvent l’être encore.

    Du coup, la logique des composantes et entités a repris le dessus après un temps de répit. Favorisée en cela par cette décision de la Cour suprême qui tombe comme un couperet ou une guillotine sur les cous de ceux qui ont oublié qu’ils avaient des chefs et qu’il fallait leur obéir sans rechigner. Ne dit-on pas que la raison du plus fort est toujours la meilleure ?

    En même temps, l’idée de la création des coaltions ou des plates-formes dans la perspectives des échéances électorales se renforce de plus en plus. Avec, à la clef des favoris qui font étalage de leur puissance financière et matérielle. C’est le cas du Pprd qui passe pour l’équipe gagnante, selon ses partisans.

    A quoi rime l’arrêt rendu vendredi dernier par la Cour suprême de justice à l’encontre de Olivier Kamitatu Etsou et autres parlementaires de la transition reniés par leurs composantes et entités ? Les ennemis d’hier auraient enterré momentanément leur différend pour faire cause commune face à des « troubles fêtes ».

    Des sources bien informées laissent entendre que l’espace présidentiel aurait coalisé contre des parlementaires devenus trop indépendants sous le couvert d’un règlement intérieur dérangeant. Ils auraient ainsi laissé faire jusqu’à l’adoption de la dernière loi essentielle, en l’occurrence, la loi électorale, pour frapper le baudet et ses compères.

    Il était temps que les membres de cet espace fassent comprendre à ceux qui doutaient encore de la sphère où se trouve le creuset du vrai pouvoir pendant la transition.

    Les jeux seraient donc faits pour Olivier Kamitatu et ses compagnons d’infortune. Mais, est-ce que les concernés vont baisser la garde et s’incliner devant la décision de la Haute Cour ?

    Apparemment, la réponse est non. En croire le rapporteur de l’Assemblée nationale, Raphaël Luhulu, interrogé par radio okapi le week-end, la Constitution et le Règlement intérieur du parlement sont clairs sur le mandat des députés et des sénateurs.

    Serein et rassuré par ce verrouillage qui a protégé les législateurs de la transition depuis plus de deux ans, le rapporteur de la chambre basse du parlement banalise la décision de la haute cour et ne se laisse pas frapper : « Nous ne pouvons pas empêcher la Cour suprême de faire son travail ; nous n’allons cependant pas perdre les pédales ; nous sommes là et nous faisons aussi le nôtre ».

    Ne parle-t-il pas au nom de tous ses collègues parlementaires concernés par la décision de la Cour suprême du week-end dernier quand Raphaël Luhulu déclare : « L’avis de la Cour est une chose, son application en est une » ? Raison pour laquelle, il les invite à ne pas s’affoler, outre mesure car, le mandat des députés et des sénateurs ne prend fin qu’au terme de la période de transition. Autrement dit, à l’investiture de nouvelles autorités élues.

    LA LOGIQUE DES COMPOSANTES

    Ce nouveau bras de fer qui s’annonce en l’air préoccupe l’opinion dans la mesure où elle se demande si cette décision ne pourrait pas influer négativement sur le processus électoral en cette transition finissante marquée le dépassement du chronogramme de la Commission électorale indépendante. Les autres institutions de la transition, notamment les sinstitutions citoyennes, ne pourraient pas être épargnées. D’autant que celles-ci sont rongées par les mêmes problèmes de lutte de leadership entre les représentants des composantes et entités.

    A qui profiterait cette situation en ce moment précis où les juristes sont divisés sur la portée exacte du discours du chef de l’Etat à l’occasion de la promulgation de la nouvelle Constitution et au sujet du vide juridique qui interviendrait après le 30 juin 2006 si jamais le président élu n’était pas investi à cette date marquant la fin de la période de transition ? Les chefs des composantes et entités. Ils reprenent du poil de la bête et sont prêts à des alliances contre nature pour conserver ou accéder au pouvoir. Le Rcd pourrait facilement se débarrassser de ses frondeurs, tout comme le Rcd/Kml et le Rcdn.

    Les pessimistes parlent d’une action destinée à déstabiliser les deux bureaux du parlement et, par ricochet toutes les institutions de la transition en vue de créer une situation d’ingouvernabilité du pays à la veille des échéances électorales. Vrai ou faux, les acteurs de la transition ont du pain sur la planche de même que les partenaires qui accompagnent la Rdc dans cette passe difficile et ne s’empêchent pas d’être toujours optimistes quant à l’issue du processus en cours.

    Pour rappel, Olivier Kamitatu, ancien secrétaire général du Mlc, a été évincé par la Direction de son parti pour haute trahison. Une centaine de députés du Mlc, non contents de cette décision avaient solidarisé avec leur ancien secrétaire général. Du coup, eux aussi ont été exclus du parti.

    A noter que la décision du collège des fondateurs du Mlc se voulait assortie de la déchéance d’Olivier Kamitatu en tant que président de l’Assemblée nationale désigné par le Mlc ainsi que celle de tous ses compagnons.

    Sans surprise, l’ancien secrétaire général du Mlc avait rejeté la décision prise par le collège des fondateurs de son parti et porté l’affaire en justice. Car, il se sentait victime d’une décision injuste de la part de ses anciens camarades. Cette résistance aurait amené le Mlc ester aussi en justice. Le résultat est là.

    Olivier Kamitatu est exclu du parlement par la cour suprême de justice.

    (Congo Inter 27/02/2006)

    On a vu Tshisekedi être chassé du pouvoir par Mobutu pendant la transition qu’il conduisait, mais rien n’est comparable à ce que nous observons ce dernier temps dans la guerre qui oppose Olivier Kamitatu au MLC .

    C’est finalement entre nos mains la nouvelle décision prise par la cour suprême de justice de demander au chef de l’état de contacter le MLC pour une nouvelle nomination du président du parlement, poste occupé jusqu’alors par Olivier Kamitatu qui juste quelques jours auparavant il avait tenté de sauver la peau de Papy Kibonge, un autre dissident du MLC qui était aux arrêts à Kinshasa pour des motifs qui nous sont inconnus présentement.

    Nous ténons à dire que ces deux nouvelles ne sont pas réliées, car les discussions au niveau de la cour suprême ont commençé après la radiation de Olivier Kamitatu Etsou.

    Ni Jeannot Bemba Saolona, père de Jean Pierre Bemba ,ni Cléophas Kamitatu, un des pères de l’indépendance et père de l ‘ex président du parlement ou son beau père Justin Bomboko ont pu arrêter cette décision en famille, ils auraient pu.

    Car Olivier Kamitatu a dit qu’il voulait introduire la culture démocratique au sein du MLC...et aussi qu’il avait totalement confiance au système, lequel allait demontrer que son éxpulsion du parti était anticonstitionelle », chose qui lui a valu beaucoup d’ennui car pour le MLC, le parti n’était pas d’accord avec ses méthodes qui consistait à entreprendre simultament des réunions parallèles tout en étant membre du MLC , « Il a adhéré à une plate-forme totalement étrangère au parti qui ne dit pas encore son nom aujourd’hui.

    Mais c’est la coalition des démocrates congolais qui est une plate-forme qui propose un autre leadership totalement différent que celui du MLC . C’est quand même quelque chose extrêmement grave » avait déclaré Yves Kisombe, porte-parole,chose que le MLC a considéré comme un « manquement » à la hauteur de « traitrise ».

    Et maintenant que la décision est prise, reste à savoir comment il réagira face à la décision de la plus grande instance de décision d’un pays avec deux constitutions.

    Pourtant les analystes voyaient cela arriver, se poser la question simplement pourquoi le président de l’assemblée n’avait pas simplement démissioné au lieu de subir une double humiliation ? car par prépoderance d’évidence, tout se conjugait contre lui, et surtout pour les candidats à la présidence qui voyait en lui comme ce qu’on appelle une carte incontrôlable.Souvenez-vous de ses critiques contre le président Kabila lors du dernier remaniement du gouvernement.

    Kabila, Ruberwa et Ngoma doivent être très contents de cet épisode car Bemba par moment, n’arrivait pas à contrôler son poulain qui prénait des positions qui différaient de son parti et embarasser les autres leaders.

    De toutes les façons, c’est clair Olivier Kamitatu en sortira amoindri après ce crime de passion perpetré contre lui,car après avoir participé à la mise en oeuvre de l’accord global inclusif et la nouvelle consitution, l’ironie du sort, ce sont les deux documents qui le chassent du pouvoir et désormais le tapis rouge va disparaitre, il doit maintenant rebâtir une carrière qui a commençé que par des éloges, maintenant reste à voir s’ il va rebondir comme un « COME BACK KID ».

    Par Guy Bojack

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